Sfaoui Johanne

MAISON DES FEMMES

Johanne SFAOUI

Lutte contre les violences faites aux femmes

Description du projet : Avocate depuis 2012 au Barreau de Paris et sensible à la cause des femmes victimes de violences conjugales, Johanne Sfaoui prête son concours en 2018 à titre bénévole au sein de La Maison des Femmes de Paris, association féministe qui lutte contre les violences faites aux femmes depuis plus de 30 ans. 

Son projet : aider Fatime, une jeune femme de 26 ans, victime de violences, originaire de N’djamena en Republique du Tchad. Mariée de force en février 2015 dans son pays après avoir été enfermée dans sa chambre pendant une semaine pour avoir refusé de se marier, Fatime est arrivé en France en mars 2015 et a été victime d’insultes, d’humiliations, de violences ainsi que d’esclavage des temps modernes

Objectif : Maillon d’une chaîne de solidarité plus grande, l’objectif est de permettre à Fatime, victime de violences et en situation irrégulière, un accès au droit et à la justice avec pour finalité la lutte contre toutes les formes de violences faites aux femmes.

Moyens : Johanne Sfaoui a bénéficié en 2017 d’une formation dispensée par l’E.F.B sur la défense des victimes de violences conjugales et du témoignage émouvant de Fatime, nécessaire puisque « nous sommes conscients qu’imaginer la vie d’une femme battue par son partenaire dépasse l’entendement de l’individu moyen et que l’attitude qui consiste à nier l’histoire de cette femme peut être plus commode que celle de la regarder en face ».
Après plusieurs échanges, des conseils, une prise en charge des frais de procédure par le cabinet de Johanne Sfaoui, Fatime a sollicité une ordonnance de protection à l’audience du 21 juin 2018 près du Juge aux Familiales de Paris.

Résultats : L’action mise en place a permis un accès au droit et à la justice pour Fatime ainsi qu’une prise en charge exceptionnelle plus longue au sein du centre d’hébergement d’urgence dont la durée est limitée à 15 jours. 

L’Ordonnance de protection (délibéré en cours) très attendue permettrait à Fatime de régulariser sa situation administrative, de divorcer en France afin d’éradiquer cette violence actuelle que constitue le mariage forcé. En Republique du Tchad, Fatime ne pourrait pas avoir un accès au droit à la justice et sa vie serait en danger.